Adamo – Le bal des gens bien

Artist Adamo
Type Album
Released 10 November 2008
Genres Chanson

À 65 ans, Adamo a retrouvé le chemin des hit-parades qu’il avait désertés depuis longtemps. Si dans les années 60, cet auteur-compositeur-interprète avait signé un certain nombre de chansons au-dessus de la moyenne, on ne peut plus en dire autant avec ces reprises en duo avec ces jeunes artistes chantant plus mal les uns que les autres.
Adamo est lui-même vocalement atteint par la limite d’âge et ça s’entend. Bénabar se ridiculise en lui faisant la réplique dans « Vous permettez monsieur ». Voulzy et Souchon chantent sans âme tandis que Raphaël et Cali sont toujours aussi insupportables. Adrienne Pauly est outrageusement vulgaire dans « En blue-jeans et blouson de cuir ».
Le répertoire ici présent est composé d’une douzaine de chansons très connues sur 18. Dans les 6 autres il y en a du tout début des années 60 et des autres beaucoup plus récentes et encore moins connues.
L’orchestration est très banale et même s’il n’y a pas trop de synthés, on reste loin des versions d’antan.
Comme beaucoup d’autres Adamo a tenté de faire du neuf avec du vieux mais au final on est loin du compte malgré la belle brochette d’invités.
Come back commercial réussi ; musical, non.

Adamo – Pauvre Verlaine

Artist Adamo
Type EP
Released November 1968
Genres Chanson

« Pauvre Verlaine » est indiscutablement la plus grande chanson d’Adamo. La mélodie est d’une grande beauté et le texte très poétique. Les arrangements sont assez raffinés sans trop de pathos sur les cordes comme c’est souvent le cas dans ce style de ballade triste à pleurer.
« Quand passent les gitans » est assez attachant et se retient facilement.
« Les amours de journaux » est un divertissement au texte amusant.

Un des meilleurs EPs d’Adamo.

Adamo – Les filles du bord de mer

Artist Adamo
Type EP
Released October 1964

Pendant mon adolescence j’étais un fan d’Adamo.
J’appréciais son côté un peu naïf et romantique à la fois. Maintenant c’est plutôt nostalgique car tout ça a tout de même pas mal vieilli.
Ce EP, hormis « À vot’ bon cœur » qui est amusant ne m’a jamais plu.
« Les filles du bord de mer » fait partie des chansons les plus idiotes du début des années 60. De plus Adamo la chante d’une manière ridicule, là où il voudrait se faire passer pour drôle.
« Le grand jeu » est épouvantable surtout avec ses chœurs féminins répétant inlassablement « Cha-lala, Cha-lala ».
Quand à « Dolce Paola », chanson dédiée à la Reine d’origine italienne, Paola des Pays-Bas, n’est qu’un pastiche médiocre et grotesque de Non ho l’età (per amarti) qui, comme par hasard avait remporté le Grand Prix de l’Eurovision quelques mois auparavant…

2* pour « À vot’ bon cœur » qui n’arrive pas vraiment à sauver ce EP.

Adamo – Vous permettez, monsieur ?

Artist Adamo
Type EP
Released July 1964
Genres Chanson

Bon EP mais pas pour le tube…

Salvatore Adamo, traîne une réputation de chanteur de charme plutôt désuet pour adolescentes sentimentales des années 60-70. 
Malgré une discographie abondante et inégale, il demeure un auteur-compositeur-interprète d’un certain standing. Malheureusement ce sont souvent ses titres les moins connus les plus intéressants.

C’est le cas ici.

« Vous permettez Monsieur ? »
Tango ringard par excellence ironisant quelque peu sur la permission des parents qu’il fallait demander pour pouvoir danser avec une jeune fille… alors qu’en 1964, cette pratique datait déjà d’un autre temps… Chanson relativement insupportable qui pourtant a eu un énorme succès à l’époque.

Les 3 autres titres sont nettement plus intéressants même si aucun d’eux n’a eu de franc succès.

« Ballade à la pluie » est une jolie chanson poétique ainsi que « Dans le vert de tes yeux », autre ballade sentimentale quoiqu’un peu chargée niveau orchestration.

« Ma tête » est peut-être la plus originale des 3 : Le texte est très beau et poignant à la fois avec une mélodie accrocheuse et facile à retenir. Georges Brassens aurait très bien pu la chanter, ça n’aurait choqué personne.

« Ballade à la pluie« 
« Dans le vert de ses yeux« 
« Ma tête«