Les goûts musicaux de Marine LE PEN

On ne sait pas grand-chose des goûts musicaux de la leader du FN, finaliste des élections présidentielles 2017, sinon qu’elle a un faible pour la chanson française ; Dalida, au point même de chanter ses chansons. Elle aime également « Nicolas » de Sylvie Vartan.
Elle cite également Brassens, Brel, Julien Clerc et Barbara.

Marine Le Pen chante Dalida sur Snapchat

Les goûts musicaux de Jean-Luc MÉLENCHON

Chez le leader de la France Insoumise, les goûts sont plus politiquement orientés : Stromae, l’anti-capitaliste ; Jean FERRAT « Ma France » chanson dans laquelle il est en phase avec les références à Hugo et Robespierre ; Pierre Perret avec sa chanson « Lily » qu’il fredonne volontiers car le texte évoque le racisme dont il a fait l’objet étant d’origine pied-noir.
Par contre, qu’il aime Carla BRUNI dans « Quelqu’un m’a dit » est beaucoup plus surprenant :

Jean-Luc Mélenchon s’est confessé sur l’antenne de France Inter. “Ça peut paraître totalement ringard mais j’aime bien sa voix, expliquait-il lors de la campagne 2012 au micro de Pascale Clark au sujet du premier album de Carla Bruni. Ce disque-là, il m’a marqué.”

Mélenchon est également amateur de rock’r’roll.

…et le grand saut avec MOZART

The NICE « America » (1968)

America (2nd Amendment) / The Diamond Hard Blue Apples of the Moon

The Nice

America (2nd Amendment) / The Diamond Hard Blue Apples of the Moon (1968) [Single]

 


Les Nice sont connus pour avoir sorti l’album considéré comme étant le 1er du genre, rock progressif avec The Thoughts of Emerlist Davjack en 1967.
Mais c’est au milieu de l’année suivante que le groupe va faire parler de lui avec un évènement pas loin de provoquer un incident diplomatique entre l’Angleterre et les USA.
Pour leur 2ème simple, les Nice arrangent le célibrissime « America » (intitulé « America 2nd Amendment ») ] de Leonard Bernstein extrait de sa non moins célèbre comédie musicale West Side Story.
L’arrangement est plutôt satirique et grandiloquent avec une énorme introduction jouée aux grandes orgues par Keith Emerson suivi du thème du refrain de Bersntein sur un tempo d’enfer avec en conclusion un fragment du 4ème mouvement de la Symphonie du Nouveau Monde de Antonín Dvořák. Suit une longue improvisation à l’orgue puis le retour de thème de « America » avec en conclusion un petit enfant prononçant la phrase suivante :

« America is pregnant with promises and anticipation, but is murdered by the hand of the inevitable. »

Une Amérique boursoufflée dans sa grandeur arrogante, avec citation d’un thème d’un compositeur d’Europe de l’Est découvrant la beauté et la grandeur de ce vaste pays puis cette terrible phrase dite par un enfant noir en guise de coda, il était difficile de faire pire dans la provocation. Le groupe avait d’ailleurs reçu le soutien de nombreux Hippies.

D’après la biographie d’Emerson, l’enfant serait le fils de 3 ans de la chanteuse noire P.P. Arnold, ex-The Ikettes de Ike & Tina Turner.

Quand les Nice ont joué ce titre en public au Royal Albert Hall tout en brûlant le drapeau américain sur scène lors d’une tournée triomphale, cela n’a pas manqué de provoquer la colère de l’Oncle Sam.
Leonard Bersnstein a immédiatement demandé l’interdiction de l’édition de simple aux USA et a obtenu gain de cause.
Cette pièce est considérée comme étant la première « protest song » instrumentale. Le morceau montre clairement du doigt le US Bill of Rights concernant l’autorisation du port d’arme pour tout citoyen américain.

Même si le simple n’obtint qu’une modeste 21ème place dans « Top of the Pops », le morceau a été largement programmé sur les ondes européennes et a même servi de générique à diverses émissions ainsi que de support musical derrière des spots publicitaires.

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America